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HENRI MAGNIANT

Un Président de Club qui sait parler de tennis…
Photos : Pidz.com    

Voici l’interview que le président du club a accordé au mensuel Sport En’ Or. Interview vraie réalisée par Eric Morange

Il a eu une vie de baroudeur digne d’un Bob Morane, il est franc, direct et plutôt drôle, mais surtout, il a métamorphosé le Tennis Club Lillois Lille Métropole, qu’il préside depuis bientôt 30 ans. Décidément, Henri Magniant a tout d’un grand Monsieur, mais c’est surtout un homme vrai, un de ceux qui ne se la ramènent pas et agissent. A l’origine de l’Open du Nord, son club accueille chaque semaine plus de 1000 pratiquants et compte dans ses rangs des joueurs de très haut niveau, dont David Goffin. Sport en’ Or a eu la chance d’échanger avec celui qui se bat au quotidien pour un tennis accessible à tous…

Sport En’Or : Alors, Président, content de ce titre de Vice Champion de France par équipe décroché le 15 décembre dernier à Marcq-en-Baroeul ?

Henri Magniant : Comment ne pas être satisfait alors que d’entrée, l’affaire était mal engagée. Notre révolte à Metz a changé la donne. En phase finale, notre victoire face à Sarcelles nous donnait une chance de l’emporter face à l’autre favori, le TC Paris. Hélas, la paire Benneteau-Mahut qui compte parmi les meilleures du monde nous aura été fatale, tout comme la baisse de régime de David Goffin, entamé après une semaine de folie où il revenait à la compétition (victoire en finale à l’Open de Caen contre Gasquet, puis mise sous l’éteignoir de Rosol en demi-finale et victoire en double !...). Alors oui je suis content, un titre de Vice-Champion face au favori, ça se prend ! (En 2002, Le TCL Lille Métropole a remporté le titre de Champion de France)

Sport En’Or : Avant, pendant et après, comment un Président vit-il ces interclubs ?
HM : Avant, il faut savoir bâtir une équipe compétitive en espérant ne pas voir les blessures et les indisponibilités la fragiliser.  Pendant, c’est beaucoup de stress, mais on s’efforce de garder un mental de vainqueur qui ne peut que réagir positivement sur les joueurs. Après, c’est le soulagement si l’on a assuré le maintien et la joie si l’on atteint la phase finale sans parler d’un titre de Champion et au pire, de Vice-Champion, ce qui constitue déjà une belle récompense.

Sport En’Or : Quelles sont les retombées de cette nouvelle performance pour ton club ?
HM : Des retombées qui ne peuvent être que positives pour le Club. Ce titre de Vice-Champion conforte l’image sportive du Club, qui a par ailleurs remporté le Trophée Perrier Régional chez les jeunes. Preuve que le Tennis Club Lillois Lille Métropole n’est pas une coquille vide !

Sport En’Or :  Qu’est-ce que tu souhaites pour ton club en 2014 ?
HM : Affirmer notre devise : « Être et durer », sachant qu’un nouveau titre de Champion de France serait bien entendu le bienvenu.
Sport En’Or : Dans un tout autre registre, la crise économique impacte-t-elle ton activité ?
HM : Bien sûr que la crise économique nous impacte: montants des subventions gelés, voire diminués par les collectivités publiques, frilosité compréhensible des entreprises dans le domaine du mécénat et du sponsoring. D’autant que face à la concurrence des sports collectifs, les clubs de tennis doivent se contenter des miettes! Tout incite donc à l’extrême prudence pour nos Clubs.

Sport En’Or :   2ème sport régional en nombre de licenciés, le tennis nordiste peine à faire émerger des joueurs de haut niveau, pourquoi selon toi ?
HM : La faute selon moi, à la filière de formation fédérale, dans la mesure où la FFT s’arroge le monopole et un pouvoir régalien touchant la filière d’excellence, contrairement à d’autres fédérations qui laissent prospérer les Centres de Formation Agréés dans les grands Clubs, je pense notamment au football. C’est pourquoi je suis un farouche adversaire du nouveau règlement concernant les joueurs issus de la Filière de Formation, règle particulièrement inadaptée au tennis, injuste, voire illégale. Je n’accepte pas la chasse aux joueurs étrangers, nous en reparlerons... Pour moi, les clubs ne doivent pas être considérés seulement comme des collecteurs de licences, il faut aussi savoir les écouter et dialoguer avec eux.

Sport En’Or : Au fait Président, en dehors du tennis, qu’est-ce qui te passionne ?
HM :  Ma famille et tout particulièrement mon petit-fils. Je suis aussi un passionné de photographie et d’histoire, je suis particulièrement intéressé par la période révolutionnaire et napoléonienne ainsi que par beaucoup d’autres choses qui seraient trop longues à aborder, dont mon ancien métier.

Sport En’Or : Selon toi, quel est le plus joli coin de notre région ?
HM :  La Région des Monts, Cassel notamment et la Côte d’Opale. Avec le Bassin Minier, c’est ce Nord là qui m’imprègne sur le plan mémoriel et humain !
Dis moi Henri, t’es plutôt Carbonnade Flamande ou Waterzoï ?
Plutôt carbonade flamande avec de la salade, des frites et une bonne bière…

Sport En’Or : Week-end en Angleterre ou week-end en Belgique ?
HM : Les 2, mon Colonel avec un faible pour la Belgique par où passe la filière joueurs de mon Club.